Torture au Cameroun au nom de la lutte contre Boko Haram

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Le BIR est en première ligne de la lutte contre Boko Haram depuis le début de l’insurrection dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, en 2013. Cette unité est souvent citée dans les nombreuses violations des droits humains et atteintes au droit international commises lors des opérations militaires.

Les forces de sécurité et les services secrets camerounais ont recours à des techniques d’interrogatoire « musclées » pour tenter d’extorquer des « aveux » ou des informations aux personnes interpellées, ainsi que pour les punir et les humilier lors de leur séjour dans des centres de détention illégaux.

Elles procèdent de façon routinière à des passages à tabac, à des simulacres de noyade et à des actes de torture psychologiques, ou encore placent les détenus dans des positions délibérément douloureuses. Les personnes en détention se voient également interdire tout contact avec leurs familles et leurs avocats pendant des mois, voire des années.

Le gouvernement camerounais a certes le devoir de protéger la population civile des attaques et des exactions de Boko Haram, mais il doit le faire par des moyens légaux, en prenant toutes les précautions nécessaires pour que les droits humains soient respectés.