Coronavirus de Wuhan: comment le Parti communiste chinois a interdit la liberté d’expression

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Au début de l’épidémie du Covid-19, le Parti communiste chinois a caché des informations vitales sur la propagation du virus, alors que des citoyens ont essayé au péril de leur vie d’informer les autres

Au début de l’épidémie, à Wuhan, le Parti communiste chinois (PCC) a cherché à cacher les informations au peuple chinois, alors l’épidémie de coronavirus était en train de devenir une crise sanitaire mondiale. Des citoyens courageux ont voulu braver cette censure mais l’ont payé de leur vie. Pour le Parti communiste chinois, la stabilité de son pouvoir est plus importante que tout, la vie des citoyens est relayée au second plan, comme une variable d’ajustement.

Dr Li Wenliang, un des premiers lanceurs d’alerte de l’épidémie, est mort dans la nuit du 6 février après avoir contracté le virus du PCC, selon le journal “Beijing News”.

Li Wenliang était ophtalmologue à l’hôpital du centre ville de Wuhan. Dans l’après-midi du 30 décembre 2019, il a envoyé des messages à un groupe de camarades de classe:

“7 cas de SRAS ont été confirmés sur le marché des fruits et des produits de la mer du sud de la Chine », « Aux dernières nouvelles, l’infection par le coronavirus a été confirmée ».

C’est ainsi que le monde extérieur a eu connaissance pour la première fois de l’épidémie à Wuhan.

Mais le 1er janvier, le Bureau municipal de la sécurité publique de Wuhan a annoncé que huit internautes avaient fait l’objet d’une enquête pour diffusion de fausses rumeurs.

“Huit personnes qui ont répandu des rumeurs ont été poursuivies conformément à la loi.”

Selon le site Caixin.com, Li Wenliang faisait partie de ces huits personnes. Les autorités de sécurité publique ont déclaré que ce que Dr. Li Wenliang avait publié en ligne était un « faux discours » qui perturbait gravement l’ordre social et serait puni par la loi s’il ne pensait pas à se rétracter.

Entretien téléphonique: Chuang chuang CHEN, directeur de la Fondation pour l’éducation à la démocratie chinoise:

“Dans son discours, le ministre de la sécurité publique Zhao Kezhi a déclaré qu’ils combattaient l’épidémie, principalement pour la sécurité politique. Comme nous pouvons tous le constater, le pouvoir de la sécurité publique est énorme en Chine. Ils peuvent interdire la liberté d’expression, la liberté de croyance et la liberté d’association du peuple.”

Après avoir été admonesté par le Bureau de la sécurité publique, Dr. Li est retourné à l’hôpital. Les autorités ont soupçonné qu’il avait été contaminé par le virus le 8 janvier lors d’une consultation avec un patient. Il était en isolement le 12 Janvier.

Par la suite, l’épidémie s’est rapidement propagée à Wuhan et le confinement a été déclaré pour la ville entière.

Dr. Li Wenliang est décédé du virus du PCC, ce qui, à l’époque, avait suscité une grande indignation publique.

Entretien téléphonique: NTD China, Entretien téléphonique avec Kim Soo-hong, reporter “

Il y a Dr Li qui vient de mourir, un directeur de l’hôpital… Ils ne voulaient pas être des héros, ils voulaient juste dire la vérité. Aujourd’hui en Chine, même si vous payez, on ne vous dira pas la vérifié. Sous le régime communiste, les vérités sont interdites, les mensonges sont autorisés et amplifiés.”

NTD news, France